Publié dans Good time for a change, Nuances, anomalies et subtilités qui, à première vue, ne font qu'accessoiriser le quotidien
Tags: chevaliers, noblesse, Roi Arthur

Devant un océan, il y a ceux qui vont s’imaginer des voyages merveilleux et d’autres qui n’y verront que le mal de cœur qui les attend. Devant un ciel étoilé, il y a ceux qui sentiront partout des mondes porteurs de vie et d’autres qui n’y verront que du vide béant et silencieux.
Chacun croit à l’invisible selon sa nature…
Titre du Chapitre 19 du roman “Sauver Noël” de Romain Sardou
An event, seen from one point of view, gives one impression.
Seen from an other point of view, it gives quite a different impression.
But it’s only when you get the whole picture you can fully understand what’s going one.
Un événement, vu d’un seul point de vue, donne une impression.
Vu d’un autre point de vue, il donne une toute différente impression.
Mais c’est seulement lorsque vous obtenez l’image entière que vous pouvez entièrement comprendre ce qu’il se passe.
“Plantier, vous êtes un con. Vous me trouvez grossier,
et moi, mon cher ami, je vous trouve vulgaire.
Vous ne comprenez pas ? Je vais vous expliquer :
Dire merde ou mon cul, c’est simplement grossier.
Maintenant voyons donc tout ce qui est vulgaire :
Prendre une voix feutrée et sur un ton larvaire
Vendre avec les slogans au bon con d’auditeur
Les signes du zodiaque ou le courrier du cœur.
Connaissant son effet sur les foules passives
Faire appel à Jésus pour vanter la lessive.
Employer les plus bas et les plus sûrs moyens
Faire des émissions sur les vieux, sur la faim
Le cancer. Enfin, jouer sur les bons sentiments
Afin de mieux fourguer les désodorisants.
Tout cela c’est vulgaire, ça pue, ça intoxique
Mais cela fait partie du jeu radiophonique
Vendre la merde, oui, mais sans dire un gros mot
Tout le monde est gentil, tout le monde il est beau
Mais là, mon cher Plantier, vous ne pouvez comprendre
Et dans un tel combat, je ne puis que me rendre
Alors Plantier, salut, je préfère me taire
Je crains, en continuant, de devenir vulgaire.”
Extrait de “Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil” de Jean Yanne